Archives 2014

Le bisphénol A en cause dans les fausses couches.

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Les publications concernant les risques liés au Bisphénol A sont de plus en plus fréquentes.

Dans le prestigieux "Jim" du 24 avril 2014, on peut lire qu'il existe un lien entre le taux de Bisphénol A contenu dans le sang et la fréquence des FCS (Fausses Couches Spontanées) en début de grossesse.

Il s'agit d'une étude rétrospective (Lathi et coll)  menée sur 115 femmes sur lesquelles ont été faits des prélévements sanguins entre les 4ème et 5ème semaines d'aménorrhées.

Parmi les participantes :
47 ont donné naissance à un enfant vivant (soit environ 40%) et
68 ont eu une FCS (soit environ 60%). Des anomalies chromosomiques étaient en cause dans la majorité des cas.
Les analyses montraient que les femmes qui avaient fait des FCS avaient des concentrations sériques de Bisphénol A nettement supérieurs (0,101 ng/ml) à celles qui avaient donné naissance à des enfants vivants (0,075 ng/ml). 

CONCLUSION

Cette étude montre donc une corrélation évidente et importante entre le taux de Bisphénol A chez la femme enceinte et le risque de FCS puisque près de 60% des femmes ayant un taux élevé de Bisphénol A avaient fait une fausse couche.
A signaler, que, en 2013, les experts de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (anses), notaient que, chez la femme enceinte, l'alimentation était la cause majeure (84 %) de la présence de Bisphénol A.
Les conserves représentant 50 % des sources d'exposition. Ainsi, l'absence de consommation de ces produits contribuerait à réduire significativement les fausses couches en début de grossesse. 

Références :
1) Lathi RB et coll. : Conjugated bisphenol A (BPA) in maternal serum in relation to miscarriage risk. Fertil Steril. 2014. Publication avancée en ligne le 18 avril. DOI: 10.1016/j.fertnstert.2014.03.024 
2) ANSES. Evaluation des risques du bisphénol A (BPA) pour la santé humaine. Tome 1. Mars 2013.

La majorité des français sont inquiets des effets de l'alimentation sur leur santé.

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Le journal médical  "Egora" rapporte que 64% des français sont inquiets des effets de leur nourriture sur leur santé alors qu'ils n'étaient que 52% en 2007, d'après une étude "Agri Confiance".
72% des personnes interrogées estiment qu'elles n'ont pas suffisamment d'informations sur le mode de culture, d'élevage et de transformation des produits.
Les français sont intéressés par :
-l'origine des produits pour 54% d'entre eux (+ 14% en 7 ans)
-la traçabilité (47% pensent que c'est un critère essentiel)
-alors que le fait que le produit soit issu du commerce équitable ne concerne que 4% d'entre eux (-9 points en 7 ans).
-Mais, "crise oblige", le prix reste, de loin, le premier critère pour 67% d'entre eux (+ 17% en 7 ans).

Donc, les français sont inquiets mais n'ont pas les moyens d'acheter en fonction de leur inquiétude...

 

Vitamine D et cancers

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Mr Hui Wang de l’Académie chinoise des sciences à Shanghai a analysé les taux de Vitamine D (25-hydroxy-vitamine D sur 17 332 patients chez qui l'on avait découvert un cancer. Il s'est aperçu que les patients qui, lors du diagnostic de cancer avait des taux de Vitamine D les plus élevés, avaient des taux de survie plus élevés et des périodes de rémissions plus longues que ceux qui avaient une carence en vitamine D. L'étude a montré qu'une augmentation de 10 nanomoles par litre de Vitamine D entraînait un taux de survie supplémentaire de 4%

Les résultats les meilleurs sont sur les cancers du sein, colorectaux et sur les lymphomes.

Cette étude réalisée par des scientifiques chinois a été publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (abstract)